Je n’étais pas heureuse, alors j’ai changé

Je n’étais pas heureuse, alors j’ai changé

Changer de vie quand on n’est pas heureux

On connaît tous cette sensation. Ce ras-le-bol discret qui s’installe peu à peu dans le quotidien. Je l’ai connue moi aussi. Le réveil qui sonne et donne envie de se rendormir immédiatement. Le travail qui pèse, les relations qui perdent leur couleur, cette impression persistante de ne plus être à sa place, la colère contre les autres alors qu' en vérité c’est juste la preuve qui tu n’est pas heureux. Et si je vous disais que c’est une bonne nouvelle?

Ce mal-être n’est pas un échec. Il est souvent le premier signe d’un profond besoin de changement. Une alerte intérieure, une invitation à écouter ce qui ne va plus, à envisager une autre voie, même floue, même incertaine. On nous a appris à avoir peur du changement. À rester là où l’on se sent en sécurité, même lorsque l’on n’est plus heureux. Pourtant, c’est parfois en acceptant cette période d’inconfort que commence la transformation. Changer de vie n’est pas une fuite, c’est un acte de lucidité.
Une décision pour se donner la possibilité de vivre autrement, en accord avec soi. Ce chemin n’est pas simple. Je le sais, parce que je l’ai vécu. Mais c’est souvent dans ce moment précis que commence la première étape vers une vie plus alignée, plus consciente, et profondément choisie.

Quand tout le monde te dit de ne pas changer

Cela n’a pas été facile. J’ai énormément souffert après avoir choisi de changer de vie. Tout le monde me disait de ne pas quitter ce que je connaissais déjà pour quelque chose dont je ne savais absolument rien.

«Tu sais ce que tu perds, mais tu ne sais pas ce que tu trouveras.»

Pendant longtemps, j’y ai cru moi aussi. Aujourd’hui, je pense que cette phrase cache avant tout une grande peur : celle de croire que l’on ne peut quitter quelque chose que si l’on est sûr de trouver immédiatement mieux après.

Quitter sans garantie: une décision incomprise

La vérité est différente. Si tu veux quitter quelque chose, tu dois le faire indépendamment de ce que tu pourrais trouver ensuite.

Dans la majorité des cas, au début, c’est même pire. On est désorienté, on recommence à zéro, on ne sait plus vraiment qui l’on est, parce qu’après des années, on a cru être une personne que l’on n’était pas vraiment.

Pour moi c’était un vrai travail d’introspection, quelque chose qui m’a poussé dans le profondeur de moi, là ou j’avais de blessures, de manque de confiance, de la colère. 

Au début, je n’avais pas d’amis. Je ne parlais pas la langue du pays et l’expérience que j’avais acquise en Italie n’était pas utilisable en France. J’ai réellement commencé de zéro.

J’ai découvert de nouveaux métiers. Pour la première fois, j’ai travaillé en tant que serveuse, puis comme barmaid. Ensuite, j’ai été réceptionniste en hôtellerie, et c’est tout au long de ce parcours que je me découvrais peu à peu, un peu plus chaque jour.
Des traits de mon caractère que je ne connaissais pas sont venus à la lumière, ainsi que des talents et des valeurs différentes.

Une année sombre avant la lumière

Enfin, oui, j’ai vécu une année très difficile avant de voir la lumière. 
J’ai partagé ma vie avec des personnes qui m’ont vidé de toute mon énergie, j’ai rencontré des personnes qui m’ont humiliée, dénigrée. J’ai eu de mauvaises amitiés et accordé ma confiance aux mauvaises personnes.

Ça a été douloureux. Profondément.

Aujourd’hui, ces mêmes personnes sont restées en arrière. Moi, j’ai continué à avancer, sans jamais m’arrêter.

Quand je suis sortie de cette période, j’ai enfin vu la lumière, et avec elle, toutes ses magnifiques couleurs. C’est pour cela que je peux aujourd’hui l’affirmer avec certitude, il faut arrêter de croire que l’on ne peut quitter quelque chose que lorsque l’on a la garantie que tout ira mieux après.

C’est peut-être justement cette attente, cette croyance, qui pousse tant de personnes à rester dans des situations où elles ne sont pas heureuses. Je crois profondément ceci:  là où l’on n’est pas heureux, on ne le sera jamais.

Quand on décide de changer de vie, ce n’est pas pour avoir des certitudes.
C’est pour se donner une chance, pour choisir une autre direction, pour emprunter une route différente que l’on ne voyait pas avant, ou pour chercher celle dont on sait qu’elle existe. Un jour, le bonheur arrive dans cette simple phrase: je suis heureuse de ce que j’ai, parce que je l’ai choisi.

Ne pas écouter la peur des autres

Aujourd’hui, je suis reconnaissante de ne pas avoir écouté les personnes qui essayaient de me faire peur, de me maintenir attachée à une vie qui ne me rendait pas heureuse.

Je suis également reconnaissante des souffrances traversées pour être là où je suis aujourd’hui. Ma vie a complètement changé. Et si j’étais restée là où j’étais, je n’aurais probablement jamais trouvé ma mission: accompagner les personnes à trouver du réconfort et du bien-être à travers l’aromathérapie.

Il y a quelques années, je ne savais pas qui j’étais. J’étais simplement le produit d’une société qui nous oblige à choisir rapidement, peu importe quoi.
 
Aujourd’hui, j’ai pris le temps de me comprendre, de m’écouter,  de me reconstruire.
Et ce qui en est ressorti, c’est une femme douce, forte et consciente. Une femme fière de son parcours. 

S’il y a un message que je souhaite transmettre, c’est celui-ci:

N’ayez pas peur de changer quand vous n’êtes pas heureux.

Le chemin peut être difficile, mais bien souvent, c’est là que vous attend votre vérité.

Retour au blog

Laisser un commentaire